Le label Ramsar ou la mobilisation collective pour les zones humides

De grands paysages finistériens comportant des zones humides exceptionnelles ont fait l’objet d’un repérage au niveau national, pour leur potentielle reconnaissance par le label international Ramsar. Il s’agit de la baie d’Audierne, la baie de Goulven-Keremma, la baie de Morlaix, la rade de Brest et les tourbières des Monts d’Arrée.

La CAMAB accompagne ces sites dans leur projet de labellisation Ramsar, et anime un réseau d’échanges en Finistère. Ce travail autour du label Ramsar permet de reconnaître et valoriser un engagement collectif en faveur de la préservation des milieux humides. Cela permet également de créer des espaces d’expression et de dialogue avec les habitants et les usagers, et de les prendre en compte pour améliorer la préservation des milieux et la durabilité des actions.

 Une étude d’opportunité en 2018

La CAMAB a proposé d’accompagner les territoires pour analyser dans un premier temps l’opportunité de la labellisation (caractéristiques écologiques pouvant être valorisées, intérêt pour les acteurs du territoire de se lancer dans une démarche de labellisation).

 Vers des projets de territoires Ramsar

En 2019, la CAMAB, en partenariat avec l’Université de Rennes 2 (Unité mixte de recherche Espaces et sociétés – ESO) a poursuivi l’accompagnement sur les territoires qui le souhaitaient (Baie d’Audierne et Monts d’Arrée). L’objectif était de prolonger l’analyse des usages et des représentations sociales en vue de mobiliser les habitants, usagers et acteurs autour d’un projet partagé de valorisation des milieux aquatiques.

Sur la Baie d’Audierne, un important travail a été réalisé sous forme d’échanges collectifs et individuels avec les acteurs économiques, associatifs, institutionnels et les habitants. La matière issue de ce travail a permis aux communautés de communes du Haut Pays Bigouden et du Pays Bigouden Sud de structurer leur dossier de candidature au label Ramsar déposé en février 2020.

Sur les Monts d’Arrée, une nouvelle série d’entretiens a permis de conforter les premiers résultats de l’étude d’opportunité réalisée en 2018.

Des échanges entre la CAMAB et les territoires de la Baie de Morlaix et la Baie de Goulven- Keremma se sont également poursuivis en 2019. Enfin, différents comités techniques et comités de pilotage permettent d’échanger au sein du réseau.